En Eaux Troubles

En Eaux Troubles Un film de Jon Turteltaub, sortie 22 août 2018 Un film 3 étoiles

Au cœur de l’océan Pacifique, le sous-marin d’une équipe de chercheurs a été attaqué par une créature gigantesque qu’on croyait disparue : le mégalodon, un requin préhistorique de 23 mètres de long.
Le sauveteur plongeur Jonas Taylor doit risquer sa vie pour sauver les hommes et les femmes prisonniers de l’embarcation… et affronter le prédateur le plus terrible de tous les temps.
Si vous avez envie de passer un bon moment de détente, ce film a de quoi vous satisfaire. Le scénario n’est pas extraordinaire, mais les effets spéciaux sont à la hauteur de ce monstre des mers.
Comme à son habitude, Jason Statham, le héros de ce blockbusteur, tient parfaitement son rôle.
Cela dit, malgré la pointe d’humour que le réalisateur, Jon Turteltaub, a voulu intégrer dans certaines scènes, les dialogues n’ont rien d’extraordinaire.
On ne peut s’empêcher de penser aux Dents de la Mer et c’est vrai que quand on y pense, on se rend vite compte que ce film culte est loin de se faire détrôner. Mégalodon ou pas. Comme le dit l’adage, « ce n’est pas la taille qui compte » (rire) !
C’est donc un petit 3 étoiles qui vient conclure cet article.

 

BlackkKlansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan

BlackkKlansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan Un film de Spike Lee, sortie le 22 août 2018 Un film 4 bonnes étoiles

Au début des années soixante-dix, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l’histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.

En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convié à en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le « Grand Wizard » du Klan, David Duke, enchanté par l’engagement de Ron en faveur d’une Amérique blanche. Tandis que l’enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu’une opération meurtrière se prépare. Stallworth et Zimmerman font alors équipe pour neutraliser le Klan, dont le véritable objectif est d’aseptiser son discours ultra-violent pour séduire le plus grand nombre.
Basée sur une histoire vraie, BlackkKlansman est savoureusement bien mise en scène par le réalisateur engagé Spike Lee.
La bande originale, soigneusement choisie, met en valeur les actions du film.
Ce que je trouve intéressant dans BlackkKlansman, c’est que Spike Lee ne nous montre pas qu’un seul côté de l’histoire, il nous fait découvrir également le point de vue des Black Panthers.
Je peux vous dire une chose, c’est que l’ignorance sera toujours à l’opposé du savoir.
Savoir, c’est pouvoir, pouvoir un jour vivre les uns avec les autres sans s’entre-tuer. Mais ça, c’est une utopie…
Je vous conseille de voir ce film pour le caractère historique qu’il apporte et le témoignage sur une Amérique qui file vraiment un mauvais coton (sans vilain jeu de mots).
Malheureusement, on n’est pas passé loin nous non plus, il n’y a pas si longtemps.
C’est donc un excellent 4 étoiles qui vient conclure cet article.

 

Alpha

Alpha Un film d’Albert Hughes, sortie le 22 août 2018 Un film 5 étoiles

En Europe, il y a 20 000 ans, durant le Paléolithique supérieur, un jeune homme part braver une nature dangereuse et inhospitalière afin de retrouver le chemin de sa tribu.
Le réalisateur, Albert Hughes, a imaginé le début de son film de façon très surprenante mais néanmoins intéressante, ce qui fait que l’on ne quitte jamais le héros.
Servi par des images magnifiques et des prises de vue spectaculaires, le scénario se suffit à lui-même.
Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.
Pour moi, c’est l’un des meilleurs films que j’aie vus au cinéma cette année pour le moment après Hostiles de Scott Cooper avec Christian Bale.
Je vous conseille vraiment d’aller le voir, vous ne le regretterez pas.
C’est donc un excellent 5 étoiles qui vient conclure cet article.

Ma Reum

Un film de Frédéric Quiring, sortie le 18 juillet 2018 Un film 4 étoiles

Tout va pour le mieux dans la vie sans histoires de Fanny… jusqu’au jour où elle découvre que son fils chéri, Arthur, 9 ans, est le bouc émissaire de trois garçons de son école. Fanny ne laissera pas son fils seul face à ses petits bourreaux : elle va rendre à ces sales gosses la monnaie de leur pièce. Coups fourrés et pièges de cour de récré, désormais, ce sera « œil pour œil, dent pour dent ».

Ma reum part d’un sujet de société grave, à savoir le harcèlement scolaire, mais ici, le jeune réalisateur, Frédéric Quiring, a choisi la voie de la comédie à gags pour le traiter.

Audrey Lamy campe son premier grand rôle au cinéma et joue une parfaite Bree Van de Kamp (en référence à la série américaine Desperate Housewives), mère et cuisinière aguerrie, qui va décider de faire justice elle-même quand elle découvre que son fils unique se fait malmener.

Bien que les gags soient bon enfant et parfois un peu tirés par les cheveux, Ma reum divertit par son côté barré et Far-West de la récré !

Les gags sont bien trouvés et Lamy est drôle, surtout quand la gamine de 10 ans qui sommeille en elle prend le dessus.

Les jeunes acteurs sont bons et n’écorchent pas la qualité simple de cette petite comédie. Finalement, le message est positif à travers le petit héros, qui va trouver un moyen de défense efficace, loin des jupes de sa mère poule et possessive ! Je n’irai pas jusqu’à dire que le scénario adopte une technique de sensibilisation pour les collégiens en vacances, mais Ma reum recèle de petites idées sympathiques et efficaces qui plairont sûrement davantage aux plus jeunes, en espérant que ça ne leur mettra pas de mauvaises idées dans la tête…

Je vous recommande ce film 4 étoiles avec enthousiasme.

 

Equalizer 2

Un film d’Antoine Fuqua, sortie le 15 août 2018

Denzel Washington endosse pour la deuxième fois le costume de cet
ex-agent secret pas tout à fait retiré des affaires, solitaire, philosophe
et amateur de livres, qui laisse toujours une chance à son adversaire
avant de le ratatiner. Si vous avez aimé Equalizer 1, vous adorerez le 2,
pas pour le scénario, qui tient sur un ticket de métro, ni pour l’intrigue,
qui se résume à « je vais tous les tuer jusqu’au dernier, la seule
déception que j’éprouverai, c’est que je ne puisse le faire qu’une fois ».
Ce sera pour le sourire de Denzel Washington quand ça va et sa moue
qui annonce les prémices de son irritation quand ça ne va pas, ainsi
que pour la mise en scène efficace d’Antoine Fuqua : elle reste sobre
pour illustrer une violence brute et sans fioritures, agrémentée de
ralentis précurseurs qui fait monter la tension.
Mais comme dans le premier volet, il y a quelques longueurs, c’est
pourquoi je ne donne que 4 étoiles.

Bande-annonce ci-dessous.

Mamma Mia : Here We Go Again!

Ol Parker – 25 juillet 2018

Sur l’île paradisiaque de Kalokairi, Sophie, qui rencontre divers soucis dans l’ouverture de son hôtel, va trouver du réconfort auprès des amies de sa mère, Donna, qui vont lui conseiller de prendre exemple sur le parcours de cette dernière.

Malgré des séquences chantées qui manquent de saveur et des rôles secondaires hors-sujet, le film offre une mélancolie et un charme très touchants. Néanmoins, il est très en dessous du premier volet.

Un 3 étoiles paraît peut-être un peu sévère, mais je me trouve plutôt généreuse, bizarrement. Ha ha ha !

 

Bande-annonce ci-dessous

Sicario : La guerre des cartels

De Stefano Sollima – 27 juin 2018 – 5 étoiles

Les cartels mexicains font régner la terreur à la frontière entre le
Mexique et les États-Unis. Rien ni personne ne semble pouvoir les
contrer. L’agent fédéral Matt Graver fait de nouveau appel au
mystérieux Alejandro pour enlever la jeune Isabela Reyes, fille du
baron d’un des plus gros cartels afin de déclencher une guerre
fratricide entre les gangs. Mais la situation dégénère et la jeune fille
devient un risque potentiel dont il faut se débarrasser. Face à ce choix
infâme, Alejandro en vient à remettre en question tout ce pour quoi il
se bat depuis des années…
Ce film se passe en trois temps, mais finalement, tout se rejoint.
Certes, ça reste assez complexe et la réflexion est de mise face à ce
scénario, mais si vous n’êtes pas trop impatient, vous arriverez à faire
tous les recoupements à la fin.
Personnellement, j’ai trouvé l’histoire incroyable et certaines scènes
sont stupéfiantes. Il y a un peu de violence, mais ça reste soft.
C’est quand même un film que je conseille pour les plus de 16 ans.
Inutile d’y emmener vos ados s’ils ont entre 12 et 16 ans, car ils vont
parler pendant tout le film et déranger tout le monde dans la salle pour
rien, en plus, car sans explications, ils passeront à côté de l’histoire.

Je donne donc un joli 5 étoiles et c’est ce qui vient conclure cet article.

Bande-annonce ci-dessous.

Sans un Bruit

Un film de John Krasinski – 20 juin 2018 – 3 étoiles

Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses
créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est
déjà trop tard.
Il y a beaucoup trop de choses à dire sur ce film pour que ça ne vous
donne pas envie de vous faire votre propre opinion.
En sortie de salle, tout d’abord, sur ma vidéo Facebook et Instagram,
j’ai donné un 4 étoiles. Mais en y réfléchissant un peu plus, la note
redescend à 3 étoiles.
Le gros point faible de ce film arrive dans les toutes premières
minutes : on débarque dans l’histoire et on subit l’action, il n’y a pas
de présentation avec le personnage principal, on ne sait ni d’où il vient
ni d’où il sort.
On comprend très vite que les dialogues seront presque inexistants,
mais ça, c’est plutôt cohérent, par contre, il y a beaucoup trop
d’erreurs scénaristiques pour que ce film sorte du lot.
J’ai quand même bien aimé, je vous conseille donc de vous faire votre
propre avis, pour les amoureux du genre.
Pour ma part, ça m’a vraiment changé les idées et c’est bien l’essentiel.
Je conclus cet article avec un 3 étoiles…

Bande-annonce ci-dessous.

Taxi 5

Un film de Franck Gastambide – 11 avril 2018

Sylvain Marot, superflic parisien et pilote d’exception, est muté contre son gré à la Police municipale de Marseille. L’ex-commissaire Gibert, devenu maire de la ville et au plus bas dans les sondages, va alors lui confier la mission de stopper le redoutable « Gang des Italiens », qui écume les bijouteries à l’aide de puissantes Ferrari. Mais pour y parvenir, Marot n’aura pas d’autre choix que de collaborer avec le petit-neveu du célèbre Daniel, Eddy Maklouf, le pire chauffeur VTC de Marseille, mais le seul à pouvoir récupérer le légendaire TAXI blanc.

Bon, ça va être rapide, comme chronique, 2 étoiles, ça ne mérite pas plus.

Franck Gastambide a vraiment un coup de cul énorme que le film reste à l’affiche plus de huit semaines. C’est uniquement grâce à la notoriété de la saga Taxi que ça a pu se faire et rien de plus.

Je me suis décidée à aller voir le film seulement le 21 juin en sachant pertinemment que j’allais en dire du mal.

Désolée, je suis de la génération 98, et comme les anciens, je peux dire : « avant, c’était le bon temps ». (rire)

Pour moi, c’est vraiment la première bad chronique de l’année.

Bande-annonce ci-dessous.